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Paroisse catholique d'Auriol
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Joyeux Noël

Dans l’office des lectures de chaque 24 décembre, notre sainte Eglise nous donne à écouter un sermon de Noël de Saint Augustin :

« Homme, éveille-toi : pour toi Dieu s’est fait homme. Réveille-toi, ô toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et le Christ t’illuminera. Pour toi, je le répète, Dieu s’est fait homme.
Tu serais mort pour l’éternité, s’il n’était né dans le temps. Tu n’aurais jamais été libéré de la chair du péché, s’il n’avait pris la ressemblance du péché. Tu serais victime d’une misère sans fin, s’il ne t’avait pas fait miséricorde. Tu n’aurais pas retrouvé la vie s’il n’avait pas rejoint ta mort. Tu aurais succombé s’il n’était allé à ton secours. Tu aurais péri, s’il n’était pas venu.
Célébrons dans la joie l’avènement de notre salut. »

Oui les informations de ce temps de Noël sont redoutables et même terrifiantes. Mais la joie de Noël est vraie. Cette joie est le combat du Seigneur pour la vie. Oui nous sommes appelés à entrer dans la joie de nos enfances divines. Oui une multitude d’anges viennent à la rencontre des hommes et des femmes vrais. Les nuits de l’histoire ont reçu avec recueillement leur témoignage.

En décembre 42 du camp de Westerbork Etty Hillesum écrivait :
« Au camp j’ai senti de tout mon être que le moindre atome de haine ajouté à ce monde le rend plus inhospitalier encore. Et je pense, avec une naïveté puérile peut-être, mais tenace, que si cette terre redevient un jour tant soit peu habitable, ce ne sera que par cet amour dont le juif Paul a jadis parlé aux habitants de Corinthe au treizième chapitre de sa première lettre » (Une vie bouleversée p270)

Ce trésor nous est confié. Il est caché en ce temps de Noël dans la crèche.

Cette année et depuis deux jours, ici à Auriol nous pouvons nous en émerveiller avec encore plus de joie et de gravité, d’allégresse et de détermination. L’abbé Fouque a été reconnu vénérable par le pape François.

Et voici comment il se penche sur la crèche :
 « Ce que notre Seigneur a aimé dans sa crèche, ce qui l’a attiré de préférence : le silence, le détachement, l’abnégation. Eh bien si notre cœur est revêtu de ces qualités, nul doute que notre Seigneur l’aura pour agréable et qu’avec un grand amour et un empressement non moins admirable, il daignera venir en nous, et nous favorisera de ses visites »

Joyeux et saint Noël à tous